Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Mon Dieu ! Ça y est ! C’est la révolution ! billet du 06/04/2011

Publié par The Algerian Speaker sur 6 Avril 2011, 10:33am

Catégories : #Pousse avec eux : de HAKIM LAALAM(le soir d'Algéri


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Sommés de quitter la place des Martyrs, les gardes communaux
vont devoir se rabattre sur la seule place de libre à Alger.
La place de la Concorde.

Tout un symbole !

Non ! Non ! Et trois fois non ! Moi, j’vous le dis, tout se perd ! Déjà, l’autre jour, quand j’ai appris que du personnel de la présidence de la République avait débrayé en observant sur place, dans l’enceinte même du Palais, pas dehors, un sit-in, je m’étais dit «hum ! hum !» Mais, très honnêtement, je n’avais pas poussé la réflexion plus loin qu’un double «hum !» Mais là, avec l’enchaînement des événements, même un triple, voire un quadruple «hum !» ne me serait pas d’un grand secours. Tout ce qu’il y a d’institutionnel dans ce pays se dévergonde, sort de l’obligation de réserve et fait voler en éclats les barrières convenues. Il y a ces maires qui, même s’ils gèlent (quelle idée de geler au printemps !) leur colère, n’en renoncent pas pour autant à leur menace de sortir dans la rue. Il y a les greffiers du très officiel ministère de la Justice qui pètent eux aussi un plomb et tout le compteur avec. Il y a le collectif des consœurs et confrères d’ El Moudjahid qui affiche ouvertement sa volonté d’en découdre avec la direction. El Moudjahid! Vous imaginez ? Il y a ces autres consœurs et confrères des radios dupliquées de l’Etat. L’ENRS ! Vous imaginez ? Du boulevard des Martyrs, il vous suffit de descendre trois rues plus bas pour tomber, place des Martyrs sur les gardes communaux en pétard, un service de sécurité créé par l’Etat et au service du maintien de l’ordre. Et il y a aussi ces anciens cadres de l’armée nationale verts de rage du sort qui est le leur. Tous occupent une portion de trottoir, une placette, un abribus, une bretelle d’autoroute, un transformateur électrique désaffecté ou une impasse du régime. L’Etat en grève ! Eddawla en colère ! Contre elle-même, c’est un comble, tout de même ! Y’a forcément un truc qui ne va pas. Ce matin encore, je lisais en Une d’ El Moudjahid que l’Algérie ne s’est jamais mieux portée que depuis qu’elle est dirigée par Abdekka. Mais alors, pourquoi faire grève au 20, rue de la Liberté, peuchère ? Sur les ondes de la Chaîne de la Radio nationale, il y a à peine deux semaines, les initiateurs des marches du samedi étaient quasiment qualifiés d’anti-Algériens. Mais alors, pourquoi un sit-in maintenant, au Boulevard ? Non ! Non ! Et encore une fois, non ! Et si ça ne suffit pas, je re-dégaine ma bordée de «hum ! hum !». Moi, j’ai besoin de visibilité. Et quelle visibilité voulez-vous que j’ai si même El Moudjahid se met à faire grève, hein ? Chacun sa chacune, SVP ! Nous, les antinationaux, les non-Algériens, nous nous occupons de faire ce que nous savons faire, les grèves, les marches, les marches avortées surtout, les sit-in, les débrayages et autres Tikherbichines associés. Et en face, les services de l’Etat font ce qu’ils ont à faire. Nous interdire de marcher, nous bousculer, nous matraquer et nous décrire le jour même sur les ondes ou le lendemain à pleines colonnes comme de dangereux déstabilisateurs. Parce que maintenant, si tout le monde se met à faire tout et n’importe quoi, ou allons-nous, je vous le demande ? Quoi ? Comment ? Je ne peux rien vous demander ? Mais pourquoi diable ? Parce que, vous aussi, vous êtes en grève ? Mon Dieu ! Ça y est, c’est la fin ! C’est la révolution ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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